Mais d’où vient l’hypnose ???

 

L’origine de l’hypnose pourrait faire croire à son mysticisme mais les premières traces vérifiables remontent à 3000 ans avant J.C en Egypte sous le règne de Ramsés II. Une stèle découverte par Musès en 1972 nous apporte la description d’une séance s’apparentant à de l’hypnose, et déjà l’effet recherché était l’augmentation des performances, la diminution des sensations de douleurs, le dépassement de soi.

 

Vers la fin du XVIIIème siècle, Mesmer, un médecin autrichien met en évidence un lien mystérieux qui unit le praticien et son patient. Il l’appelle le « magnétisme animal » et le décrit comme un fluide invisible circulant dans le corps du sujet « magnétisé ». Mesmer croit que certaines maladies seraient dues à un déséquilibre de ce fluide dans l’organisme. Malgré cette apparente connotation mystique, religieuse et surnaturelle, cette technique connait du succès mais est très vite décrédibilisée et peu à peu abandonnée. L’hypnose ne réintègre son statut de phénomène physique et naturel que plus tard, lorsque Braid, un médecin écossais s’y intéresse. Il utilise une technique qui consiste à fixer un point brillant, la tension occasionnée par cette fixation provoquant une fatigue de certains centres cérébraux. Braid donne alors le nom d’hypnotisme à ce qu’il décrit être un « sommeil nerveux », un « état somnambulique » provoqué par la concentration fixe et intense sur un objet, qui n’est pas par lui-même de nature excitante. Ainsi ses patients lui confirment qu’ils restent conscients pendant la séance. Le terme d’hypnose, sommeil en grec, n’étant donc pas le meilleur pour décrire cet état.

 

C’est Erickson, médecin psychiatre américain, qui influera réellement sur l’orientation de l’hypnose. En effet, il introduit une méthode dite « permissive » où le thérapeute se positionne comme un facilitateur et accompagne le patient vers ses ressources intérieures. Le patient devient alors acteur de son changement et prend pleinement conscience de ses ressources pour trouver lui-même ses solutions. Ainsi dans l’hypnose ericksonienne l’intégrité et le libre choix sont entièrement respectées.

Ma pratique de l’hypnose : 

 

Les recherches montrent clairement, à partir d’enregistrements électro-encéphalographiques que l’hypnose n’est pas un état de sommeil. Malgré une apparente passivité le patient est très actif. En hypnose la mémoire, l’attention et la vigilance sont amplifiées. L’hypnose serait à l’éveil ce que le rêve est au sommeil. Plus simplement on pourrait parler d’un état modifié de conscience naturel. « L’hypnose autorise un accès particulier à la mémoire, à la conscience et entraîne une augmentation du degré de susceptibilité du sujet à produire un comportement qui lui serait difficilement accessible à l’état normal »1. Il s’agit d’un processus dynamique qui suppose un patient conscient, consentant et communiquant. Dans cet échange, le sujet va modifier son orientation à la réalité avec focalisation vers le vécu intérieur et la mise entre parenthèse des éléments extérieurs non pertinents. Notre corps est « ici et maintenant » mais notre esprit est « ailleurs ». Et nous évoluons plusieurs fois par jour dans cet état spontané et naturel. Par exemple lors d’un trajet en voiture domicile-travail, ou lorsque nous sommes absorbé par un livre au point d’oublier ce qui nous entoure. Ainsi dans cet état modifié le patient va focaliser son attention sur une expérience personnelle interne généralement utile et agréable dans le but de réinterpréter des sensations et de mobiliser ses ressources individuelles. D’après Erickson, Rossi (2006) « l’hypnose est un mode de fonctionnement psychologique dans lequel un sujet, grâce à l’intervention d’une autre personne, parvient à faire abstraction de la réalité environnante, tout en restant en relation avec l’accompagnateur. Ce mode de relation particulier est privilégié dans la mesure où il fait apparaitre des possibilités supplémentaires d’action de l’esprit sur le corps, ou un travail psychologique à un niveau inconscient ». 2

 

En d’autres termes l’hypnose est un état d’apprentissage et de ressources. Un état propice au changement de ce que je veux faire et voir réaliser.

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